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Revue de presse

 


Ils façonnent la terre

Publié le 03/09/2014 à 06h00 par

CHRISTIAN BOISSON

La Maison de la poterie organise sur deux dimanches un stage raku, technique d’émaillage ancestral japonais, auquel assistent six femmes et un homme passionnés.

Jérémy Coleman a d’abord fait une démonstration à ses élèves.

PHOTO C.B.

CHRISTIAN BOISSON

c.boisson@sudouest.fr

Comme elle le fait de façon régulière, la Maison de la poterie organise sur deux sessions, dimanche dernier et dimanche prochain, un stage raku pour débutants et initiés. Le but est de faire découvrir, pour ceux qui ne la maîtrisent pas encore, la technique de façonnage, de cuisson et d'émaillage du raku.

Le principe est simple et selon Jérémy Coleman, le potier animateur du stage, « ce n'est pas si difficile qu'on pourrait l'imaginer ». La terre « raku » est à la base une terre fortement chargée en chamotte (sorte de sable réfractaire), jusqu'à 35 % environ, ce qui permet de donner une forte résistance aux chocs thermiques subits pendant les cuissons raku très rapides. Les pièces façonnées par les stagiaires dimanche dernier seront toutes cuites par Jérémy Coleman, durant la semaine, dans un four raku à une température de 1 000 °C.

Une initiation pour tous

Au défournement, les pièces sont aussitôt plongées dans un bac où brûlent des copeaux de bois afin de créer une atmosphère réductrice avec beaucoup de fumée. C'est ce que l'on appelle l'enfumage.

Vient ensuite l'étape de l'émaillage que les stagiaires réaliseront dimanche prochain. Après cuisson, les couleurs et les textures seront alors modifiées et les parties des pièces sans émail deviendront noires.

Dimanche dernier, sous la houlette de leur instructeur, les sept stagiaires se sont lancés dans la réalisation d'une bonbonnière dont ils avaient le modèle sous les yeux. Après une démonstration de Jérémy Coleman, où chaque geste était bien expliqué, les stagiaires se sont lancés en s'appliquant ses consignes.

Étalement de la terre, de la consistance d'une pâte à modeler, avec un rouleau comme pour réaliser une pâte à tarte, puis façonnage sur une forme arrondie pour lui donner la rondeur de la future bonbonnière. Chacune de ces dames s'applique à reproduire ce que le potier attend d'elles.

Des stagiaires venus de loin

Certaines débutent quand d'autres maîtrisent sans problème. Betty Ghnassia vient de Pessac et s'intéresse depuis longtemps à la poterie. « Je fréquente depuis plusieurs années les marchés de potiers, dit-elle. J'ai entendu parler de ces stages et j'ai souhaité m'inscrire. J'en ai déjà fait d'autres mais je me considère toujours comme une novice. »

Virginie Blondel vient de Libourne. Elle vient une ou deux fois par an depuis cinq ans. « J'aime ce travail de la terre, confie-t-elle. Je suis fière de réaliser des objets moi-même. Ce sont des pièces uniques. » Quant à Frédérique Zarfdjian, elle vient de La Réole avec son ami depuis cinq ans.