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Expositions temporaires











Revue de presse

 

Par CHRISTIAN BOISSON

 

Le Britannique aux mille et un talents

Jérémy Coleman, Anglais devenu potier sadiracais, expose jusqu’au 19 mai. Portrait d’un artiste atypique.

Jérémy Coleman est un artiste complet. Peindre et sculpter sont ses deux raisons d’être. (photo C.B.)

Son accent « so britich » trahit dès les premiers mots son origine. Impossible de passer à côté. Jérémy Coleman est en effet britannique pur jus. C’est en 1996 que ce potier, aujourd’hui âgé de 65 ans, débarque en Entre-deux-Mers, suite à son mariage avec une Française. L’artiste est précoce. À l’âge de 16 ans, il entre aux Beaux-Arts dans le sud-ouest de l’Angleterre avant de rejoindre Birmingham, où durant cinq ans il suit une formation de peintre et de céramiste. Il passe d’un art à l’autre avec autant de passion. « J’aime ces deux disciplines, confie-t-il. Sculpter et peindre sont mes deux raisons d’être. »

Sauf que Jérémy Coleman a bien d’autres activités qui l’accaparent énormément. Depuis 2001, il a été élu président de l’Agap (association des gens et amis de la poterie) et doit coordonner toutes les actions de l’association.

40 stagiaires

« Nous organisons régulièrement un parcours pédagogique pour les écoles, des ateliers de création pour les enfants, des cours pour adultes, la mise en place d’expositions de céramistes internationaux et Français, sans oublier la grande fête annuelle de la poterie, explique le potier. » Les cours pour adultes, Jérémy les dispense lui-même trois fois par semaine. « J’assure la formation poterie les lundis soir, mercredis soir et samedis matin, précise-t-il. Au début, j’avais six stagiaires. Aujourd’hui, j’en ai 40 ! »

C’est en 1980 que Jérémy Coleman ouvre son premier atelier de poterie dans les écuries d’un grand château, dans le centre de l’Angleterre. Il le baptise « Staunton pottery » en référence au village où il se trouve qui se nomme Staunton harold. Les tableaux qu’il peint sont plutôt des natures mortes et des intérieurs de maison en ambiance nocturne. Il maîtrise tous les genres : aquarelle, peinture à l’huile et pastels. En poterie, cela va de la vaisselle aux sculptures d’hommes, de femmes et de couples.

Un jour, une Française croise sa route. Il en tombe amoureux et l’épouse un peu plus tard. Elle travaille en Angleterre en tant que lectrice. Durant trois ans, Jérémy poursuivra son activité de peintre potier à Staunton harold avant que son épouse l’entraîne avec elle en France, devant rejoindre un poste de professeur d’anglais dans un collège de Cenon, en Gironde.

Une exposition visitée

« On s’est installés en Entre-deux-Mers car ce coin nous plaisait, raconte Jérémy Coleman. Un jour, par hasard, j’ai découvert la poterie de Sadirac grâce à Gwenola Boulier et Jean-François Bourlard, deux potiers locaux. J’ai eu alors envie de me rapprocher. » Jérémy et son épouse cherchent alors une maison au plus près où l’artiste pourra ouvrir un atelier. Ils la trouvent à La Sauve-Majeure, en 1997. « Je continue ma peinture et ma céramique mais je fais de plus en plus de sculptures, précise le potier. Des pièces uniques en grès et en raku. Pour mes tableaux, je peins souvent des paysages de vignes avec des pastels gras. »

Son exposition est en place jusqu’au 19 mai. Depuis le vernissage, il a déjà vendu 16 œuvres et deux tableaux. Il en reste une quarantaine.

Renseignements : 05 56 30 60 03.

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